Cela me fait rire de relire cela!
2008
Et les gens sont tout cons.

Peu de personnes me plaisent, peu ne me tapent pas sur le système, peu sont ancrés dans mon coeur, peu me donnent le sourire, les personnes me donnent la gerbe, car presque aucune n'est comme cela me plaît, peu de ceux que j'aime sont là, peu ne m'ennuient pas, peu m'inspirent autre que l'indifférence, peu, peu ,peu, j'ai peu de vie vécue, pour tant de vie à vivre!
Je m'ennuie, tout m'ennuie, tous m'ennuient, tout me lasse, je suis lassée de tout, et de tous. Quelles surprises? Je n'y crois plus, ils ont raison, les gens, avant ils avaient tort de le dire, mais maintenant, s'ils le disent encore, ils ont raison: je ne crois plus en rien.
Et je m'ennuie.
Je me lève, chaque jour, et ne rencontre qu'une seule et même et identique et semblable et idem et pareille chose, tous les jours, tous, je me lève et vais à la rencontre de ma plus fidèle amie: la routine. Je me la coltine toute la journée.
Sous forme de personnes qui me saoulent et qui m'aiment. Je m'en endors.
Je me couche, chaque nuit, avec le sentiment de gâchis. C'est du gâchis, du gâchis de temps, d'âge, de vitalité, d'idées, de bonne volonté, de rires, de féerie, du gâchis d'inoubliable, du gâchis de sentiments, d'envies, de plaisir, de sensations, de fêtes, de joie, et plein d'autres gâchis, de moi surtout, on me gâche, la vie me gâche en ne me donnant pas de quoi l'exploiter, c'est du gâchis de vie.
Et je me fais chier.
Je cherche toujours, j'arrêterai jamais de chercher à mieux faire, à m'améliorer pour que tout s'améliore, et tous autour de moi, mais je ne fouille pas. Pourquoi serait-ce moi qui devrais tout faire le travail, encore, encore et toujours moi qui devrais essayer de faire évoluer les choses. En fonction de mes envies, de mes idées, de mes désirs, de mes fantasmes, de mes rêves, de mes réalités aussi, qui sont ceux des autres. Il serait bête de croire que ce que je veux, les autres n'en veulent pas, alors je me dévoue, pour tous! Mais peu prennent.
Ont-ils déjà tout ce qu'il leur faut? Non, j'observe parfois, et je vois des gens dénués, de joie, de rires, de vie, de tout, de tous. Et ils ne bougent pas, ils restent comme sans vie, alors que moi je me tue à la tâche, pour moi- et pour eux! Ils en rient, ils me disent utopique, n'est-ce pas?
Comment pourrais-je être utopique si je ne crois en rien?
Les gens sont tout cons.
Et aujourd'hui, je ne les aime pas.
Ils m'ennuient, certains à ne rien faire, d'autres à vouloir trop faire.
D'autres en faisant sans moi.
Je crois que je ne suis pas assez ouverte, malgrè les apparences.
Est-ce ma fermeture qui me fait répugnée des personnes?
Ou est-ce car je suis répugnée des personnes que je me ferme?
J'ai toujours aimé tout le monde... ( pour mieux le détester ensuite? )
C'est le monde qui a peur de m'aimer, ne sait pas m'aimer, ou ne m'aime pas.
Est-ce parce que je ne l' aime pas?
Plus rien ne m'amuse. Plus personne non plus. J'erre, sans air, dans l'ère 2008.
Et je m'emmerde.
Ecoutez ça
et ça
parce que c'est magnifique
comme toutes ses autres chansons.
...
Bientôt vous lirez un de mes désirs, celui de l'évasion.