Je reviens, quelques minutes..
Le temps d'extérioriser tout ça:
Je ne sais pas quoi dire, c'est du n'importe quoi tout ça. Je ne comprends plus rien, c'est pas croyable ce qu'il se passe, en fait il n'y a rien de plus que d'habitude, peut-être un peu plus de moins, mais quand même, je ne suis plus trop. Je veux dire c'est un peu en moi le n'importe quoi, et bien sûr autour de moi, les Hommes restent les mêmes. C'est quelque chose au- dessus. Je n'arrive pas à vous dire, ou peut-être que je ne veux pas. C'est dans le genre pathétique je crois. Je ne m'explique plus grand chose à moi-même, mes idées sont toujours là, mais elles ne servent plus à grand chose. Je veux dire qu'elles sont déjà toutes faites, maintenant, et si bien, si vraies, que les retravailler me paraît inutile. La façon dont je vois la vie est certes bien éloignée du moyen de la vivre, mais elle me paraît véridicte elle aussi. Je n'ai pas l'idée absolue, ça se fait au cours du temps et, bien sûr en y travaillant un peu. Il y a les livres et les expériences. Je ne vois aucune autre alternative à ma vision d'ensemble et même détaillée. Certains me disent qu'ils ne sont pas d'accord mais il ne s'agit pas de le dire. C'est sans doute car ils ont peur. Moi aussi, mais je ne veux pas que l'espoir m'arnaque, il ne protège jamais vraiment. Tout est du n'importe quoi, je me demande ce qu'il se passerait si ma pensée cessait totalement d'être active. Je supplie pour qu'il y ait des pauses parfois, mais ce serait m'envoyer autre part que de l'interrompre définitivement. Il n'y a pas d'autre alternative. Nous vivons pour des raisons lointaines, du moins inconnues, nous mourrons pour les mêmes raisons. Tout en sachant que le bonheur est une farce. Je ne sais pas ce qu'il se passe chez moi, peut-être est-ce dû à mon âge, mais il se passe des choses inexpliquables. D'un ordre technique, c'est un mélange de vide, de connerie et d'ahurissement. Je crois que je deviens NIAISE.
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