Je marche dans les rues...

Publié le par Anissa

Je marche dans les rues...



 

" J'aimerais faire semblant. Jouer la comédie, pour me donner un genre. M'inventer des états d'âme, faire ma grande malade. Imaginaire. Pour m'en vanter après, sur  compose.overblog.com. J'aimerais. "

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Les rues de Roubaix, d'Hem, de Croix, de Ville-Neuve-d'Ask, de Marq-en-baroeil, de Mouveaux, de Bondues, seule. Le sol, pas les arbres, ni le ciel, juste le sol. Et la pluie.
Pas de drame, pas la mort, seulement les larmes, encore, et encore.
Et encore. Corps traîné, loin, derrière, corps oublié, laissé, tombé. Esprit intact, âme énorme, coeur qui marche, sur le sol, dans les rues, sous le sol, sans le ciel, et plus d'yeux. Que les larmes.
La folie, le cerveau, la brume: les regards, les sourires, les klaxons. Rien. L'envie. Bourreau. La terreur, deception. Et la solitude.
Le soleil qui dort, le rire qui se cache, la vie qui se meurt. Pleurer. Encore, encore. Et encore. L'espoir, enterré. Nausée.
Pourquoi? Pourquoi, douleur? Et la peur... Dégoût. Et puis le temps.
Tous les temps, assassins, le soleil, désirs, la pluie, larmes, le brouillard, gouffre. Ratée. L'amour, gâchis. Et pas que. Tout. Tout...
Lenteur, sur le sol, douleur. Pourquoi? Des gémissements. Aïe.
Six milliards de corps, d'âmes, de coeurs, six milliards. Et la solitude. Lassitude. La folie. De beaux yeux? Quoi? Non... L'argent, pas pour les autres. Pour l'ivresse. Va-t'en, toi, yeux, pars. Corps, point. L'ailleurs, tout. Ailleurs. Folie. Sur le bitume. Des gouttes, la pluie. Et des larmes.
La prison, des barreaux, partout. Sur le bitume, des oiseaux. Crevés. Crevés, profondément. Pas de sang. La mer. Atroce. Larmes.
Le sol, partout, inchangeable, asphalte mouillé. Corps noyé. Esprit intact, âme solide, coeur, dans le vent. Un rictus. Dérision? Faiblesse: mépris.
Un stop, tourbillon, le temps, prison. Retour. Aïe.
Fêtes, rires, légéreté, non, barreaux, cellule. Chambre, close.
Et des larmes. Et l'ersatz. Ersatz... Des soupirs, des murs. Des échecs, de l'inutile, de la deception. De la haine, des cris, des larmes, des livres. L'imaginaire. Douloureux. Et puis un lit. La pluie, le soleil, peu importe, sur le carreau, peu importe. Un lit, la mer. Atroce. Le sommeil, quoi?
Des larmes.


                            Et le bonheur est une farce.



 

 

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Publié dans Juin 2008

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M
Anissa, j'aimerai te dire à quel point je t'aime, mais a ce stade, les paroles ne suffisent plus.<br /> <br /> J'te remercie pour tous ces sms, je vois que tu es toujours là. <br /> J'espère que tu pardonneras la flemme d'une vieille désespérée sentimentale de 16 ans. <br /> <br /> Je t'aiiiime
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