C'est fini. Déjà.

Publié le par Anissa

 Dieu et les blagues carambar 



Il y a 5 semaines et 2 jours, j'étais heureuse. Je me sentais légère, je souriais constamment et riais de tout, de rien, j'avais une envie incessante de courir dans tous les sens, de sauter en l'air et de crier Youpi, de faire des cabrioles, c'est un peu se sentir bulle. Mais je me suis retenue. Je savais. Il n'y a rien de plus éphémère que la joie. J'ai eu raison. La joie s'en va, toujours. C'est une question de temps. Elle est partie. Elle n'est restée qu'une semaine. Elle n'est plus. Mais je ne suis pas surprise. Je ne crois pas au bonheur. Mais il ne suffit pas d'y croire ou non, le bonheur n'est pas, en tout cas pas en tant que quelque chose de commun, d'universel, et en cela il ne peut y avoir que de simples états de joie, caractérisés principalement par leur éphémérité. Ces joies surviennent quelquefois, parmis le reste qui constitue 98% de l'existence d'un humain, reste qui n'est autre que le mauvais, toute catégorie confondue, je n'ai pas l'âme à m'y étendre. Il y a évidemment la déception. Je la cite parceque celle-ci est forte au point d'apparaître même s'il n'y a pas eu d'espérance: on peut être déçu quand bien même on s'attendait à être déçu. Bon. Et puis il y a l'acceptation, après un tas d'autres mauvais. L'humain devient lassitude. Alors il baisse les yeux au sol et c'est comme s'il piquait un somme. Regardez la position du corps dans les 2 cas. Dormir, oui, mais lorsque la tête est tombée sur la poitrine et que le reste du corps lui, n'a pas bougé, c'est que l'homme a abandonné l'idée de rejoindre le lit, et qu'il s'est laissé prendre par le sommeil sur la chaise. Peut-être parceque le lit était inaccessible ou plutôt que le chemin pour y parvenir était trop sinueux. On rejoint l'idée de lassitude. C'est ça, la lassitude, c'est ça. C'est aussi ce qui précède l'abandon. Et donc l'acceptation. D'ailleurs pour dire Oui aussi, on regarde le sol. Mais moi je n'arrive pas à dire Oui, malgrè tout, malgrè le refus de dire Non, comment faire dire un Oui sans sciller à ce Moi que tout révolte et qui ne tient pas en place sans souffrance. Alors je ne dis rien. Enfin, si, je dis MERDE. C'est le mot de toutes les situations.






 ...................................................................................... ( auto- censure ) LOL

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Publié dans Juillet 2009

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