Il est temps...
_...Dieu, de me changer

_______________________ Je me suis dessinée, à travers mon âme
Noire, elle est seule sur cette route, sur ce banc, à quelques pas des autres, du monde, de la vie.
Sombre, elle pense, encore, toujours, prisonnière de son esprit, ce lourd poids dans la tête.
Ombre, elle est belle, naturelle dans la nature, naturisée solitaire éternelle, elle est belle, mais personne ne la voit.
Soir, elle n'est pas jour, noire, elle est nuit, pas à jour dans sa vie, à mort dans son âme, qui lui nuit.
Elle est assise sur ce banc du parc aux mille bancs, triste dans ce parc aux mille gens, belle pour l'ironie, belle inutilement.
Elle pense en se le refusant, elle voudrait être comme les autres: avec les autres, mais elle a abandonné ce qu'elle veut.
Elle fume, triste sur le banc, banc sur le triste, blanc sur le triste, noire sur le banc, noir sur le blanc, triste, simplement.
Elle aspire et recrache les yeux fermés, sur le flot de détresse qu'elle respire et remâche, à la seule pensée de son moment présent.
Elle se détruit elle-même, pour braver l'esprit et l'envie, les cris et la vie, l'âme et le drame, le calme et le damne, qui ont le même objectif.
Les larmes timides, par gouttes sordides, veulent tomber, mais le stoïcisme caché qui se décache parfois leur pose barrière.
Elle ne regarde pas, elle fixe le gris, et défixe, les fondations de son existence, et re-garde en elle les fondements de sa grisaille existente.
Les armes que la vie lui tend servent à étendre la haine que la vie lui pend, pour qu'elle détruise sa vie, à temps.
Belle, triste, desespérée, fatiguée, déçue des autres, qui ont peur de sa noirceur, elle est triste, en pensée et en fumée, de penser et de fumer, elle s'attriste, à penser et à fumer, sur le banc.
Le mot bonheur la tuerait.
Les autres mots...
Les autres, oh...
Elle cherche l'ivresse, la pauvresse,
elle cherche l'oubli, l'oubli-rien,
elle cherche l'évasion, la prison,
elle cherche la vie... la vide.
Elle s'en va, emportée par la voix de la musique, elle reste là, liée par l'aura de la métaphysique.
Elle est seule.
" Comment peut-on dire que c'est l'adolescence, que cela passera avec l'âge et le temps, puisque c'est aussi la jeunesse, et que celle-là s'en ira avec l'âme et le vent ?"
Foutu esprit qui n'est pas simple et primaire
C'est un moment réel, il s'est déroulé hier, en sortant du lycée, seule en le voulant... mais est-ce que je le voulais vraiment? Mes excuses à celle et telle, je ne voulais pas rester avec elles, alors je suis partie. C'est que j'en veux aux autres d'être avec des gens qu'ils aiment, apprécient, comprennent... qui leur ressemblent.
anissartiste@hotmail.fr