Ce soir encore

Publié le par Anissa

Ce soir encore


Je reviens, comme ça, parce que ça faisait longtemps, et puis que ça me manquait un peu. Il est vrai que ce blog est vite devenu une sorte de fourre-tout de mes états d'âme, et moins de mes idées. Enfin, il y a bien des idées, mais elles partent de sentiments. Enfin, je ne sais plus très bien ce qu'il y a dedans. Comme vous, je ne le visite plus beaucoup, ce blog. La plupart des choses finissent par être abandonnées. Pas oubliées. Je reviens ici, et  ce n'est pas avec du nouveau. Il n'y a pas de nouveau. Il n'y en a plus. Juste un peu de nostagie, et puis "le regret du présent", le présent peut toujours être mieux, et ça je le comprends bien.
 Un peu trop. Bon, voilà, le texte que je mets ici est semblable à tous les précédents. Je n'arrive plus à changer. Ou peut-être que je ne veux pas assez. Peu importe, tant pis pour le fonctionnement du monde. Pour moi, ce qui compte vraiment reste le monde qui nous entoure en lui-même. Il faut quand même que je précise que les mots ne sont pas ressentis. Enfin.. "plus". Et "pour le moment". Je sais.



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Ce soir encore je pense que je pense encore et repense et repense toujours sans panser mes pensées, blessées, blessée mais non dispensée de penser, et incapable de panser la plaie, insensée, dans mes pensées, incapable surtout, de ne seulement plus penser.

Il y a quelques semaines encore, j'avais la Rime, les mots, les idées, et j'avais la Plume, surtout j'avais l'envie. Mais hier, maladroite et naïve, j'ai tout perdu. A la fois abandonnée par eux et à la fois débarassée d'eux, je les ai laissé tomber, sans attention, dans le caniveau.

Si je vais les chercher aux égoûts, je serai hantée et mon écriture sera souillée.

Moi qui croyais que l'existence allait orbiculairement, ce qui m'était déjà si déconcertant, cette nuit, tellement seule, tellement froide, je m'avoue que la vie va en se dégradant.

Je me trompais, j'avais des rêves, mais il m'était tant évident qu'ils étaient aussi réalisables qu'une maquette de maison en branches et en feuilles, que je les nommais "projets". Et jamais je n'aurais crû rêver quand j'imaginais les campagnes, les musiciens, les poètes, les voyages pédestres et les chemins de fer.

La solitude est absurde, sordide et ridicule, elle provient de nous-même et s'étend sur des kilomètres, elle provient de nous-même et chacun se bat contre elle, mais vouloir lutter contre cette solitude, c'est se rendre encore plus seul, c'est s'abandonner soi-même, c'est se renier, c'est s'oublier, c'est ainsi permettre à la solitude de se propager plus encore. Elle pourrait être passagère. Mais lutter, c'est cultiver le combat. La solitude en est un, qui est vain.

Les trottoirs sont fades. Les trottoirs sont vides. Trop d'Hommes y marchent trop vite, les yeux ternes et le regard déshumanisé. Les trottoirs sont usés. Trop d'Hommes y courent, pour aller quelque part. Les trottoirs sont silencieux, il y a les hommes d'affaire, si affairés et il y a des couples, toutes les une heure et demie, mais ils ne parlent qu'entre-eux. Je marche aux milieu d'eux. Je suis translucide. Les trottoirs sont vides de vie, tous ces robots ne me voient pas.

Mais poursuivre une quête en marchant dans les rues, c'est comme rester assis accoudé au bar, le verre entre les deux mains, et attendre. J'ai beau chercher dans la ronde, toute âme est mauribonde, et ma déception si profonde.

Un tourbillon dans ma tête omet de rappeler à mes yeux l'espoir d'une vie parfaite, et les souvenirs merveilleux.
Une densité implacable.
Mais j'aimerais la vie, Dieu, j'aimerais ça.




( J'aime la vie mais le problème, c'est l'organisation humaine )

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Publié dans Décembre 2008

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D
JAIME BIEN CES MOTS QUE TU BRANDIS HAUT ET FORT AU BOUT DE TES PENSEES..<br /> moi aussi je dis : DIEU!!! que ma solitude est immense!!! <br /> je suis ton ami : continue à me parler..<br /> DJILA..
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D
la solitude n'est pas un vain combat..c'est une recherche de soi..retrouver son soi meme et le connaitre c'est la vraie liberté..le seul idéal..<br /> l'etre humain a besoin d'amour pour vivre..de sentiments pour son ressenti..<br /> marcher c'est aller d'un point vers un autre ..le meilleur voyage est d'aller vers l'autre..<br /> le monologue prépare le dialogue..on ne peut vivre seul ...<br /> djila..
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D
tout n'est pas perdu tant que les mots gardent leur espérance..rallumer les mots et reprendre sa plume est une noble mission..parler aux autres et à soi meme ...une thérapie en commun..<br /> ton texte est magnifique..continue..<br /> djila ..
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