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« Je vis, j’avance, je vois, je PENSE. Les mots ne me viennent plus lorsque je veux les poser noir sur blanc. Alors c’est encore pire, à l’intérieur. Ça n’arrête pas, ça n’arrête jamais. Ils sont mille là-haut, à se parler, à jouer, encore, et encore, à rejouer ma vie, sans arrêt, en n’omettant rien : pas le moindre détail. Et aussi, à imaginer. Réfléchir à comment, à si, à pourquoi, à ensuite, à jadis, à jamais, à tort. Parce que je souffre, c’est une torture. Une torture de toujours. Permanente, incessante. Alors parfois l’esprit s’en court ailleurs, lorsque c’est trop profond, et le monde ne comprend pas. Parce que le corps ne parle plus. Ne bouge plus. Et le regard semble éteint. Ou vivant, mais bien trop loin. Et, je suis fatiguée. Il s’agirait peut-être, j’ai lu, d’une suractivité cérébrale. Est-ce si peu ? Est-ce si simple ? Je crois que le problème se situe ailleurs. Je crois que là où tout s’opère, où les décisions sont prises en mon absence, là où le système de connexions électriques et d’explosions électroniques est implanté, c’est au centre de mon âme. » C.McC
Salut homme, que fais-tu ? Si tu te fais
chier, alors écris.
J’ai connu, tant de fois, la satisfaction du travail très top, la satisfaction de la belle création, après l’effort, délivreur de phényléthylamine,
sérotonine, d'endorphine, anandamide. Sentiment d’euphorie, orgasme intellectuel, jouissance artistique. Et le besoin de . rien d’.autre. Se sentir vivant, se sentir réel, se sentir
quelqu’un.
C’est pas donné à tout le monde, de pouvoir, Arnold.
Arnold, ne t’endors pas, recommence, réapprend. Rien n’est terminé. Redresse-toi, saisis la chance,, par devant. Chaque talent est inné – casse toi pas la gueule inutilement, vieillard,
Ta conscience attend de toi une renaissance,
inespérée.
Toi, César, t’as pas besoin de réfléchir pour dénicher la beauté, même si t’as du mal à le croire, elle est attachée à ton regard, on la perçoit au fond de tes pupilles,
pourtant,
t’as le regard noir,
L’ancêtre, rabaisse ton fusil
eh, le monde est ta table d’art
Ne le dénigre pas
Sinon, il te le rendra en solitude
Sers t’en comme appas
De la certitude
Elle est encore plus efficace que les mots.
Il manque de ces gens sur terre, ceux avec un air de noir et blanc, avec des yeux qui reflètent des idées avisées, un esprit éclairé, un cœur un peu torturé, pourtant empreint de sainteté, ces âmes-océans, et pour l’Homme, constructrices, tant inaccaparables que salvatrices,
mais qui restent
-introuvables.