Haine nocturne
[ Le texte a été composé pendant les vacances d'été qui viennent de se
finir.]
"Il faut s'occuper... pour occuper l'esprit"
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Il y a des nuits, comme ça, d'une blancheur aussi limpide que lucide, aussi claires que la lueur d'un lampadaire dans une rue deserte d'une nuit sans lune, des nuits blanches comme les cachets somnifère que la sphère infernale d'avaler vous confère. Des nuits atroces. Couleur de la pureté, de l'angélisme, de la Paix. Oh, que de belles foutaises que voilà! Le blanc est imposteur, considéré avec hypocrisie. On dit bien " Rêve Bleu", et non pas "Rêve Blanc". Il y a des nuits, où les dieux vous tiraillent avec acharnement, ils s'en font un plaisir, ils ne vous laissent pas dormir, ils vous imposent le blanc. La couleur falcifiée. Le blanc est trompeur, son rôle est écoeurant: un examen blanc, quoi de plus déroutant? Des balles à blanc, quoi de plus desesperant? Un bac blanc provoque l'horrible sensation de l'action sans résultat, donc inutile. Et l'entraînement est du même lot, les efforts donnés sont insommables, il faut noter la préparation, et compter la note. Imaginez qu'au véritable bac, le travail soit moins bien réussi, et qu'en plus le blanc est oublié. L'utilisation de balles à blanc témoigne de l'extrême perpléxité du tireur. Il tire, mais ne tue pas, alors qu'il aurait pourtant voulu le faire, d'où l'origine de son acte. Il tire, et n'a pas le résultat désiré. Il tire. Point. Aucune conséquence, autre que le surdosage de perplexité futur que devra subir son esprit déjà hésitant. Il recommencera peut-être, cette fois avec de vraies balles, il ne sait pas, il se sait encore moins. Pourquoi le ferait-il maintenant, alors qu'il n'a pas osé la première fois, quel est le changement qui prouve qu'il doit le faire maintenant, pourquoi, déjà, ne l'a t-il pas fait la première fois? C'est, bien évidemment, à cause de ses hésitations, ses questions, mais, il est clair qu'il s'en pose plus encore maintenant. C'est traitre le résultat du blanc. Très embêtant, en effet.
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Ce début d'article est nul, mais ma nuit aussi l'a été. Si ce n'est pas plus. Elle a été horrible. Car, de toute évidence,
l'insomniaque éprouve un besoin torride de remplir le blanc de sa nuit. Du meilleur noir possible. Et surtout s'il est habitué à remplir de graphes noirs pages et écrans blancs. C'est intuitif.
C'est auto-destructeur. Non. Bien sûr que non. Comme si. N'importe quoi. Vous y avez cru? C'est pas ça. Ce que c'est? C'est incontrôlable, les dieux, pour sûr. Ils sont
euphoriques de noircir les nuits claires, déjà imposées par eux-mêmes, de leurs misérables marionnettes ( nous ). D'idées. D'idées
noires. Avec eux, pas de nuit ni de jour complets, comme logique le voudrait. C'est trop clair pour pouvoir dormir, on rempli de noir qui tiraille. En sachant que ce qu'on veut le plus, c'est
aussi la pénombre. Ils se trompent de noir, c'est sûrement une simple erreur. Mais oui. Et moi je fais semblant de résister au sommeil alors. Les dieux sont d'un spiritisme! Il vaudrait mieux
passer sa nuit en fête. Mais même, de toute façon il faut bien dormir un peu pour vivre une vie autre que celle d'un automate. Oui, c'est pour cela que ne je trouve le sommeil bon, délicieux
même, seuleument lorsque je suis épuisée. Non épuisée mentalement, bark. Lorsque ma journée a été sévère avec mon corps, oui. Cette fois, mon lit est objet d'extase , et je rêve de fermer les
paupières pour m'en aller bercer au plus vite dans les doux bras de l'amie Morphée. Pas de possibilité à la pensée, pas de nuit émaculée, donc pas de ressassement sombre. Dans le cas de l'extrême
fatigue physique, il faut soit avoir des tracas qui tracassent d'un inimaginable inoui, soit provoquer soi-même son insomnie, pour que les paupières résistent.
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Moi, je ne crois pas me fatiguer assez. Je ne fais rien, en temps normal ( c'est-à-dire vacancier ). Passer ses journées à
écouter de la musique, aller au cinéma, lire, se promener tranquillement, s'adonner à la télé, n'est pas très épuisant. Et encore, je pense que c'est un euphémisme. Mon plus grand défaut, pour
mes parents est, outre ma répartie... mal répartie, une pesante fénéantise. Je veux bien les croire, ils ont même certainement raison. Cela se voit. Je ne devrais donc pas être fatiguée... Bah
mon vieux! Enfin, ce sont les horaires scolaires que j'ai toujours eu du mal à supporter. Enormément de mal. Vous ne pouvez pas imaginer ( enfin si vous pouvez ) à
quels troubles néantiques peuvent être réduites mes journées par manque de sommeil. Comprenez: je suis de la nuit moi et l'avenir appartient à ceux qui se couchent-lèvent tard: le meilleur des
sommeils est celui entre 0:00 et 12:00, c'est là qu'on rêve chimères très réalistes... ( je vous saoule avec mon sommeil ). Bon, j'arrête, il vaut mieux bien dormir
pour profiter de ses journées de vacances entières. Pourquoi dérape-je ainsi?
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La problématique est basée sur mon insuccès à m'endormir. Après, lorsque la machine ( il y en a une aussi pour le
sommeil, contrôlée par Morphée et son pote le (mesquin de) marchand de sable ) est lancée, tout roule ma poule. { je ne parlerai pas des cauchemars que provoque le ressassement de
l'insomnie. Et je pars, bien entendu, du fait que dans "nuit blanche", il y a au moins quelques heures de somnolance. Sans doute existentes histoire de "bilan horrifique" des idées noires, offert
par la même main: celle qui, brave, manie les moindres centimètres de ficelle que nous avons dans la boître cranienne, nous espèces de marionnettes naïves. Ne serait-ce pas l'idéal de n'avoir
dans le cervelet que des pensées optimistes et souvenirs seulement de moments joyeux à l'heure de se coucher? ( et pourquoi pas réveillé également ). Ce serait trop
facile, j'imagine, et sans représailles: la mauvaise affaire. A croire que les divins infernaux désirent à tout prix entretenir la haine en leurs poupées mécaniques que nous sommes par le biais
de la nuit. Serait-ce trop flagrant le jour? Et puis, les imbéciles, ils ont besoin de nuit pour le mal, des incapables, ils nous la prennent entière. Miséricorde.
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On aura compris la situation, ma nuit fût emplie de haine et autres ressentiments bien léchés. A les classer, trier, lister, en effet j'ai bel et bien
perçu que j'en avait à renvendre. Et la vengeance qui m'appelle, et le meurtre qui me provoque. Arrêtons-nous là! Mon écran pourrait bien servir de sacrifice, de défouloir, de pushing-ball; et ce
serait injuste. Serais-je barbare? violente? sanguinaire? Ahh, quelle nuit! QUELLE NUIT! Mais je ne délivrerai pas les détails, vous saurez seulement que cette nuit, j'ai
comploté avec ma conscience. Et nous avons pris notre décision, à deux, moi vendue au mal. Nous avons décidé d'assouvir par le sang. Nous voulons tuer. Je veux tuer. Je va tuer. Avec volonté
précise de faire minutieusement souffrir avant.
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Si seulement la fatigue spirituelle jouait autant de son poids que la fatigue
physique...
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NDA: Un brin de fiction dans ce texte, n'allez pas non plus m'imaginer un calibre 12 à la main. ( no I don't have a gun
). Ni croire qu'il y a des êtres en ce monde dont j'ai spécialement été l'objet de fortes tortures me poussant donc à la vengeance torride, ce n'est guère le cas. Mon instinct a ses ennemis,
comme le votre. Et personnellement, j'approuve le fait que " la vengeance est un plat qui se mange froid", plutôt que tout proverbe signifiant qu'elle ne sert à rien de bon. C'est faux: elle
délivre et libère l'âme entaillée. Corrompus, tuez!
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Desarroi - " Le sentiment de vouloir bien faire pour rien..." " Je veux être célèbre," " pour servir " ( ==>à venir)